Sur votre première paie au Québec, une ligne « RRQ » (Régime de rentes du Québec) réduit votre net. C'est une cotisation obligatoire qui finance votre future rente de retraite. Les paramètres changent chaque année — voici les chiffres 2026.
Le maximum des gains. Le maximum des gains admissibles (MGA) passe à 74 600 $ en 2026. Au-delà de ce montant, vous ne cotisez plus au régime de base.
L'exemption de départ. Vos premiers 3 500 $ de revenu de travail sont exemptés. La cotisation se calcule donc sur la portion de salaire située entre 3 500 $ et 74 600 $.
Le taux. Comme salarié, vous versez 6,3 % sur cette tranche — soit 5,3 % pour le régime de base plus 1 % pour la première cotisation supplémentaire. La cotisation maximale du salarié atteint 4 479,30 $ pour l'année. Votre employeur verse une part égale de son côté.
Les hauts salaires. Si vous gagnez plus de 74 600 $, une deuxième cotisation supplémentaire de 4 % s'applique sur la tranche entre 74 600 $ et 85 000 $, pour un maximum de 416 $. Au-dessus de 85 000 $, vous ne cotisez plus.
Pourquoi ça monte. Ces plafonds suivent la croissance du salaire moyen. Une cotisation plus élevée aujourd'hui construit une rente plus généreuse plus tard : le RRQ n'est pas une taxe perdue, c'est de l'épargne forcée à votre nom.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Vous cotisez au RRQ dès votre premier emploi, quel que soit votre statut d'immigration, tant que vous travaillez au Québec. Ces années de cotisation comptent pour votre future rente, même si vous quittez le pays plus tard — le Québec a des ententes avec plusieurs pays pour éviter que vos droits se perdent. Vérifiez votre relevé de participation sur Mon dossier de Retraite Québec une fois par an pour confirmer que vos revenus y sont bien inscrits.








