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La culture du dépanneur : le petit magasin qui « dépanne » tout le Québec

Ouvert tard, on y trouve de la bière, du lait et un pain à minuit. D'où vient ce commerce si typiquement québécois — et son drôle de nom ?

À presque tous les coins de rue au Québec, il y a un « dép ». Ce petit commerce de quartier fait tellement partie du décor qu'on oublie à quel point il est particulier — et à quel point son nom raconte une histoire. Le mot. « Dépanneur » vient du verbe dépanner, qui veut dire « sortir quelqu'un d'un embarras ». Le Trésor de la langue française au Québec explique l'origine du mot : le commerce porte parfaitement son nom, puisque c'est là qu'on court quand il manque du lait à 22 h ou qu'on a oublié le pain. L'origine. Le terme s'est répandu à partir de la région de Montréal au début des années 1970, quand une poignée de petites épiceries de quartier ont commencé à l'utiliser. Le mot a fini par être reconnu officiellement par l'Office québécois de la langue française en 1983, comme le rappelle Radio-Canada dans son survol de l'histoire des dépanneurs. La bière et le vin. Ce qui distingue vraiment le dépanneur, c'est qu'on peut y acheter de la bière et du vin, souvent tard le soir et la fin de semaine, quand les grandes épiceries sont fermées. C'est justement une loi permettant aux petits commerces d'ouvrir en dehors des heures normales qui a donné naissance au dépanneur tel qu'on le connaît. Plus qu'un commerce. Le dépanneur, c'est aussi un point de repère du quartier : billets de loterie, titres de transport, cornets de crème glacée l'été, et souvent un ou une propriétaire…

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Le « déménagement du 1er juillet » : pourquoi tout le Québec déménage la même journée

Des baux qui finissent le 30 juin, des camions introuvables, des trottoirs pleins de boîtes : l'histoire derrière la journée la plus chaotique de l'année.

Le 1er juillet, pendant que le reste du Canada célèbre la fête du Canada, une bonne partie du Québec passe la journée à transporter des divans dans les escaliers. Ce n'est pas une coïncidence : c'est une tradition unique en Amérique du Nord, et si vous vivez ici, vous finirez par la vivre de l'intérieur. La règle de base. La grande majorité des baux résidentiels se terminent le 30 juin et recommencent le 1er juillet. Résultat : au lieu de s'étaler sur l'année, les déménagements se concentrent presque tous sur la même fin de semaine, comme le rappellent les archives de Radio-Canada sur cette tradition. Pourquoi le 1er juillet. Ce n'était pas toujours le cas. Longtemps, les baux se terminaient plutôt autour du 1er mai. En 1974, une modification législative a fixé la fin des baux au 30 juin — l'idée était notamment d'éviter de déraciner les enfants en plein milieu de l'année scolaire. La date a survécu par habitude bien plus que par obligation. Le résultat. Quand des centaines de milliers de ménages déménagent la même semaine (on parle de 200 000 à 250 000 déménagements à travers la province), les camions de location, les déménageurs professionnels et même les boîtes de carton deviennent introuvables. Les prix montent, et il faut réserver longtemps d'avance. Ce n'est plus obligatoire. Depuis 1974, le 1er juillet n'a rien d'une exigence légale. Vous pouvez tout à fait négocier…

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Les expressions québécoises que personne ne comprend au début

« Tu veux-tu magasiner un char ? » Petit lexique amical pour décoder le français d'ici sans paniquer.

Vous parlez déjà français, vous arrivez au Québec, et pourtant certaines phrases vous laissent perplexe. Rassurez-vous : c'est parfaitement normal, ça arrive à tout le monde, et une fois le décodeur en main, c'est même amusant. Voici quelques mots qui déroutent presque tous les nouveaux arrivants. Magasiner. Ici, on ne « fait pas du shopping », on magasine. Le verbe veut dire visiter les magasins pour comparer ou acheter, et c'est la forme recommandée au Québec, comme le confirme la fiche du Grand dictionnaire terminologique de l'OQLF. Un char. Un « char », ce n'est pas un tank : c'est tout simplement une voiture. Le mot vient d'une vieille racine française (celle de charrue et chariot), et non de l'anglais car, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Présentement. Là où on dirait ailleurs « en ce moment » ou « actuellement », le Québec préfère présentement. Vous l'entendrez partout, y compris dans les messages d'attente au téléphone. L'OQLF consacre une chronique aux expressions québécoises pour ce genre d'usages bien d'ici. Bienvenue. Le plus déroutant de tous : après un « merci », on vous répondra souvent « bienvenue ». Ce n'est pas une invitation — ça veut simplement dire « de rien », comme le note le dictionnaire Usito à l'entrée bienvenue. Et bien d'autres. Le dépanneur (le « dép »), pantoute (pas du tout), tantôt (tout à l'heure)... la liste est longue et fait le…

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