Quand on s'installe au Québec, l'épicerie est souvent la première grosse surprise du budget. Et 2026 n'aide pas : les prix continuent de monter, un peu plus vite ici qu'ailleurs au pays.
La prévision. Le rapport annuel sur les prix alimentaires prévoit une hausse de 4 à 6 % des prix des aliments en 2026. Pour une famille de quatre personnes, la facture d'épicerie atteindrait environ 17 571 $ sur l'année, soit jusqu'à 994 $ de plus qu'en 2025.
Le Québec au-dessus de la moyenne. Après une année plutôt calme, le Québec devrait cette fois enregistrer une hausse supérieure à la moyenne canadienne. Ne présumez donc pas que les prix affichés dans un dépliant national reflètent ce que vous paierez ici.
Ce qui pousse les prix. La viande mène la danse : le bœuf pourrait grimper jusqu'à 7 %, à cause de troupeaux plus petits et de tensions commerciales avec les États-Unis. Les droits de douane et les aléas climatiques sur les récoltes ajoutent à la pression.
Une hausse qui s'accumule. Ces pourcentages s'empilent année après année. C'est pourquoi le panier d'aujourd'hui pèse déjà bien plus lourd qu'il y a quelques années — un rappel que « l'inflation ralentit » ne veut pas dire « les prix baissent ».
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Quelques réflexes locaux font une vraie différence. Comparez les circulaires (dépliants) chaque semaine — plusieurs chaînes pratiquent l'ajustement de prix sur les concurrents. Regardez le prix au 100 g ou au kilo, pas seulement le prix affiché. Les épiceries de quartier, marchés ethniques et grandes surfaces d'entrepôt battent souvent les prix des bannières classiques sur les produits de base. Et si le budget est serré, les ACEF offrent partout au Québec de l'aide budgétaire gratuite, sans jugement.








