Depuis le 15 juillet 2026, une liste précise de produits d'épicerie et d'hygiène est détaxée dans le régime de la TVQ : la taxe de vente du Québec de 9,975 % ne s'y applique plus. La mesure, annoncée en mai, est permanente et vise des produits du quotidien, selon Revenu Québec.
Ce qui perd la TVQ. La liste est plus pointue qu'il n'y paraît, car elle repose sur des seuils :
- Desserts glacés en portion individuelle de moins de 500 g ou 500 ml : crème glacée, lait glacé, sorbet, yogourt glacé.
- Produits de boulangerie sucrés en portion individuelle de moins de 230 g, ou vendus en emballage de moins de 6 unités : beignes, biscuits, muffins, gâteaux, tartes.
- Desserts : crème-dessert (pouding), gélatine aromatisée, mousse.
- Fruits et légumes préparés : salades et plateaux de fruits, plateaux de légumes coupés et lavés, y compris la trempette qui les accompagne.
- Collations : mélanges de flocons d'avoine ou d'autres céréales, graines, noix et fruits séchés (type mélange montagnard), ainsi que les noix et graines salées ou assaisonnées — à condition que le sucre ne soit pas un ingrédient principal de l'assaisonnement.
- Papier hygiénique et mouchoirs en papier.
Les pièges à connaître. Trois, et ils annulent l'économie si on les ignore. D'abord, la TPS fédérale continue de s'appliquer — seule la taxe provinciale disparaît, donc l'étiquette ne tombe pas à zéro taxe. Ensuite, ces aliments restent taxables lorsqu'ils sont vendus dans un établissement où la quasi-totalité des ventes d'aliments et de boissons est taxable : concrètement, la plupart des restaurants. Enfin, la détaxation ne s'applique ni aux distributrices automatiques ni aux contrats de traiteur.
Combien ça donne, vraiment. Restons honnêtes sur l'ordre de grandeur : Québec estime l'économie à une quarantaine de dollars par année pour une famille de deux adultes et deux enfants, rapporte La Voix de l'Est. Ce n'est pas ce qui va transformer un budget — c'est un geste ciblé, pas une réforme du panier d'épicerie.
À ne pas confondre. Beaucoup d'aliments de base n'étaient déjà pas taxés avant le 15 juillet : viande, poisson, céréales, fruits et légumes frais, pain, œufs, produits laitiers de base, boulangerie vendue par 6 unités et plus, gros contenants de crème glacée, jus en contenants de 600 ml et plus, aliments pour bébés. Si vous voyez passer une publication qui annonce « l'épicerie détaxée au Québec », c'est faux : l'essentiel de votre panier n'a pas changé de statut cette semaine.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. La logique de la taxation alimentaire au Québec surprend souvent : ce n'est pas « aliment = pas de taxe », c'est un système de seuils (portion, poids, nombre d'unités, lieu de vente). Le même muffin est détaxé à l'épicerie et taxé au café d'à côté. Le réflexe utile est simplement de regarder votre reçu : au Québec, les taxes s'ajoutent à la caisse, jamais sur l'étiquette en rayon. Pour la liste officielle complète et les conditions exactes, référez-vous à Revenu Québec plutôt qu'aux résumés qui circulent.