De quoi s'agit-il. Le 13 mars 2026, le gouvernement fédéral a annoncé une mesure temporaire pour éviter que des travailleurs étrangers du Québec perdent leur droit de travailler pendant qu'ils attendent leur sélection permanente. C'est une mesure du fédéral — pilotée par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), le ministère fédéral de l'immigration — mais elle vise spécifiquement les travailleurs du Québec. Si vous travaillez au Québec avec un permis temporaire, elle vous concerne donc directement, comme l'a aussi rapporté Radio-Canada.
Ce qu'elle accorde. La mesure permet aux travailleurs qui détiennent un permis de travail fermé — un permis lié à un seul employeur, par opposition à un permis ouvert qui autorise à travailler pour n'importe quel employeur — de continuer à travailler pour leur employeur actuel pendant une période supplémentaire d'au maximum 12 mois. Ce nouveau permis relève du Programme de mobilité internationale et est donc dispensé de l'Évaluation de l'impact sur le marché du travail (EIMT), la démarche habituellement exigée de l'employeur pour embaucher un travailleur étranger.
À qui elle s'adresse. Elle ne s'adresse pas à tous. Il faut avoir été invité par le Québec à présenter une demande de sélection permanente (DSP) et l'avoir soumise dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), le programme qui a remplacé l'ancien Programme de l'expérience québécoise. Il faut aussi continuer à travailler pour le même employeur québécois que celui inscrit sur votre permis précédent, et avoir déposé la demande avant l'expiration du permis en cours.
Pourquoi ce délai de 12 mois. Avant de demander la résidence permanente au fédéral, un candidat sélectionné par le Québec doit d'abord obtenir son Certificat de sélection du Québec (CSQ). Or l'examen du dossier par Québec prend du temps. La mesure fédérale offre ce coussin : rester en emploi légalement le temps que le CSQ soit délivré.
Les dates à retenir. Selon la politique publique temporaire, elle vise les permis fermés qui expirent le 31 décembre 2026 ou avant, et la mesure est elle-même en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026 — comme toute politique temporaire, elle pourrait être modifiée ou révoquée par IRCC.
Une étape ajoutée pour les familles. Les conjoints n'étaient pas visés au départ. Selon la mise à jour des instructions d'IRCC du 8 juin 2026, ils l'ont été à cette date : une fois le travailleur principal jugé admissible à la politique, son conjoint ou sa conjointe peut demander un permis de travail ouvert, à condition d'avoir un statut de résident temporaire valide au Canada et d'être inscrit sur sa demande de sélection permanente.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Si votre permis fermé expire cette année et que vous avez déjà été invité puis déposé votre DSP au Québec, ne laissez pas votre permis arriver à échéance sans agir. Vérifiez votre admissibilité sur le site d'IRCC et présentez votre demande avant l'expiration pour continuer à travailler sans interruption. Comme les règles d'une politique temporaire évoluent, fiez-vous toujours aux pages officielles du gouvernement, et non à un blogue ou à un consultant, pour connaître les conditions à jour.






