Vous êtes arrivé avec un permis de conduire de votre pays et vous vous demandez si vous devez tout recommencer ? Pas nécessairement. La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) reconnaît certains permis étrangers et permet de les échanger.
La règle générale. Après vous être installé au Québec, vous pouvez conduire avec votre permis étranger valide durant vos six premiers mois consécutifs de résidence ; passé ce délai, il faut un permis québécois. Pour l'échange, la SAAQ exige deux conditions, pas une : votre résidence principale doit être au Québec, et vous devez avoir la citoyenneté canadienne ou un droit de séjour au Canada de plus de six mois.
Les pays avec entente. Le Québec a signé des ententes de réciprocité avec une douzaine d'administrations : Allemagne, Autriche, Belgique, France, Grande-Bretagne, Irlande du Nord, Île de Man, Japon, Pays-Bas, République de Corée (Corée du Sud), Suisse et Taïwan, selon la liste de la SAAQ. Pour l'ensemble de ces administrations — pas seulement la France et la Belgique —, l'échange contre un permis de classe 5 se fait sans examens de compétence ; la France le confirme de son côté. Les permis d'une autre province canadienne ou des États-Unis s'échangent aussi sans examens de compétence (la moto et les classes commerciales, elles, restent soumises aux examens).
Sans entente. Si votre pays ne figure pas sur la liste reconnue, vous devrez réussir l'examen théorique (règles et signalisation) et l'examen pratique sur route avant d'obtenir un permis québécois. Une condition passe souvent inaperçue : il faut aussi avoir été titulaire d'un permis pendant au moins un an avant de vous établir au Québec.
La démarche. Vous remplissez d'abord le formulaire en ligne pour faire reconnaître votre expérience de conduite acquise hors du Québec. Un agent vous contacte, habituellement dans les 20 jours ouvrables, pour fixer un rendez-vous en centre de services, où vous présentez vos documents originaux. Pour tout document qui n'est ni en français ni en anglais, il faut une traduction officielle faite par un membre de l'OTTIAQ, de l'ATIJ ou d'un organisme du CTTIC — une traduction maison ne sera pas acceptée.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Le point à surveiller, c'est le délai : les rendez-vous peuvent être longs à obtenir dans les grands centres, alors lancez la démarche bien avant la fin de vos six premiers mois. Vérifiez d'abord si votre pays est sur la liste reconnue par la SAAQ — c'est ce qui détermine si vous passez des examens ou non.







