Une nouvelle méthode depuis le 1er janvier 2026. Pour la première fois en plus de 40 ans, le Québec a modernisé la façon de calculer les hausses de loyer. Les modifications au Règlement sur les critères de fixation de loyer s'appliquent aux avis de modification de bail donnés depuis le 1er janvier 2026, selon le Tribunal administratif du logement (TAL). L'objectif annoncé : un calcul plus simple et plus prévisible.
Ce qui change dans le calcul. La méthode repose désormais surtout sur l'évolution du coût de la vie — l'indice des prix à la consommation (IPC) mesuré sur trois ans — à laquelle s'ajoutent quelques facteurs comme les taxes municipales, les assurances et une part des dépenses d'entretien. Le TAL publie chaque année le taux applicable; il faut donc consulter le chiffre de l'année en cours plutôt que de se fier à une estimation approximative.
Une hausse n'est ni automatique ni obligatoire. Un propriétaire qui veut augmenter le loyer doit vous envoyer un avis de modification du bail dans les délais prévus. Vous pouvez l'accepter, la refuser ou négocier. Si vous refusez et que le propriétaire maintient sa demande, c'est le TAL qui fixe le loyer — le calcul sert justement de référence pour cette décision.
Le bail et l'avis ont aussi été revus. En parallèle, le formulaire de bail et l'avis de modification du bail ont été mis à jour. Quand vous signez un nouveau bail ou recevez un avis, assurez-vous d'utiliser la version officielle et à jour, disponible auprès du TAL.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Recevoir un avis de hausse ne veut pas dire que vous devez payer le montant demandé sans discuter. Vérifiez le taux de l'année sur le site du TAL, répondez à l'avis dans le délai (ne l'ignorez pas), et gardez une trace écrite. Pour connaître vos protections comme locataire, voyez notre guide des droits du locataire au Québec.






