Bonne nouvelle pour les familles. En 2026, le gouvernement fédéral — c'est-à-dire Ottawa, qui gère l'immigration à l'échelle du Canada — a élargi l'accès au permis de travail ouvert pour les conjoints et conjointes de certains travailleurs temporaires. Un permis de travail ouvert (en anglais, open work permit ou OWP) laisse la personne travailler pour presque n'importe quel employeur, sans offre d'emploi préalable. C'est le contraire d'un permis fermé, qui vous attache à un seul patron.
Une mesure fédérale, mais avec un fort volet québécois. Comme la décision vient d'Ottawa, elle s'applique partout au Canada. Mais les nouveautés de 2026 visent précisément des travailleurs recrutés ou sélectionnés par le Québec. Si votre conjoint ou conjointe travaille ici en tant que travailleur temporaire, il vaut la peine de vérifier si vous êtes maintenant admissible.
Rappelons d'abord la règle de base. Selon la page fédérale d'admissibilité, le permis de travail ouvert pour conjoint s'adresse surtout aux personnes dont le partenaire occupe un emploi qualifié — de niveau TEER 0 ou 1 (le TEER est la grille fédérale qui classe les emplois selon leur niveau de compétence), ou certains emplois précis de niveau TEER 2 ou 3 — dans le cadre du Programme de mobilité internationale. Le permis du travailleur principal doit être valide pour au moins 16 mois au moment où la demande du conjoint est reçue. C'est ce cadre général qu'Ottawa a assoupli en 2026.
Première nouveauté : les travailleurs sélectionnés par le Québec. Une politique publique temporaire facilite le permis de travail des candidats à la résidence permanente au Québec ; elle est en vigueur depuis le 13 mars 2026 et expire le 31 décembre 2026. Les conjoints n'y ont pas été inclus dès le départ : selon la mise à jour des instructions d'IRCC du 8 juin 2026, ils l'ont été à cette date. Concrètement, le conjoint d'un travailleur temporaire ayant déposé sa Demande de sélection permanente sous le PSTQ (Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec) peut désormais demander un permis de travail ouvert. Cela s'inscrit dans une série de gestes fédéraux envers les travailleurs du Québec, un enjeu qu'Ottawa a aussi abordé en prolongeant certains permis.
Deuxième nouveauté : les conjoints de travailleurs de la santé. La règle des 16 mois comporte désormais une exception explicite : elle ne s'applique pas au conjoint d'un professionnel de la santé formé à l'étranger et recruté par le Québec. La page d'admissibilité le précise noir sur blanc et énumère les professions visées (infirmières, technologistes de laboratoire médical, inhalothérapeutes, etc.) ; les instructions correspondantes ont été mises à jour le 28 mai 2026. La demande passe par le formulaire habituel, mais il faut inscrire un code particulier et fournir la lettre de sélection du Québec. Les détails changent souvent : consultez la page officielle avant de déposer.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants : vérifiez dès maintenant si votre conjoint ou conjointe devient admissible grâce à l'une de ces mesures. Attention toutefois : la politique québécoise est temporaire et expire le 31 décembre 2026, et les conditions précises (codes, documents, professions visées) évoluent d'un mois à l'autre. Confirmez toujours votre admissibilité sur la page officielle du gouvernement avant de payer des frais ou de déposer une demande.





