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PQ minoritaire : ce qu'il promet en immigration
Administration & politiques

PQ minoritaire : ce qu'il promet en immigration

Le PQ formera un gouvernement minoritaire. Seuils, permis, PEQ, français : ce qu'il promet, et pourquoi les règles actuelles s'appliquent encore.

Vieauqc TeamPublié le 7 octobre 2026
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À retenir

  • Le Parti québécois formera le prochain gouvernement du Québec, mais il sera minoritaire.…
  • Ce que le PQ promet pour la résidence permanente. Dans sa plateforme électorale 2026, le parti propose de fixer le seuil à 35 000 nouveaux résidents permanents par…
  • Ce qu'il promet pour les permis temporaires. Toujours selon sa plateforme, le PQ veut réduire de moitié l'immigration temporaire en quatre ans, pour atteindre de 200 000…

Le Parti québécois formera le prochain gouvernement du Québec, mais il sera minoritaire. Au soir du 5 octobre, le parti de Paul St-Pierre Plamondon a fait élire 59 députés, contre 40 pour le Parti libéral du Québec, 19 pour le Parti conservateur du Québec, 9 pour Québec solidaire et aucun pour la Coalition avenir Québec, selon le bilan de la soirée électorale de Radio-Canada. Il fallait 64 sièges sur 127 pour former un gouvernement majoritaire.

Des résultats encore préliminaires. Les chiffres du soir de l'élection ne sont pas encore officiels : dans chaque circonscription, les votes sont additionnés de nouveau au cours des jours qui suivent, puis l'élection est officialisée lors de la proclamation, explique Élections Québec.

Une promesse n'est pas une règle. C'est le point le plus important de cet article. Un engagement de campagne ne change rien tant que le nouveau gouvernement ne l'a pas traduit en loi, en règlement ou en décision officielle, puis publié. D'ici là, les règles actuelles continuent de s'appliquer : le plan d'immigration en vigueur, le PEQ, le PSTQ et les permis déjà délivrés. Et comme le gouvernement sera minoritaire, il aura besoin de l'appui d'au moins un autre parti pour faire adopter ses projets de loi.

Ce que le PQ promet pour la résidence permanente. Dans sa plateforme électorale 2026, le parti propose de fixer le seuil à 35 000 nouveaux résidents permanents par année. Il prévoit aussi un moratoire sur l'immigration économique permanente venant de l'étranger : toute l'immigration économique admise à la résidence permanente proviendrait alors des personnes temporaires déjà au Québec, jusqu'à ce que le nombre de résidents temporaires ait été réduit de moitié. Deux profils seraient privilégiés : les diplômés étrangers francophones qui travaillent depuis deux ans dans un secteur en pénurie ou à valeur ajoutée, et les travailleurs embauchés directement dans un secteur en pénurie qui ont, dès leur arrivée, un niveau de français entre 5 et 9 sur l'Échelle québécoise. Le parti promet aussi de revoir le PEQ et d'accorder une clause de droits acquis aux travailleurs du Programme des travailleurs étrangers temporaires pour y accéder. Il exigerait enfin une connaissance du français pour les conjoints dans les dossiers de regroupement familial.

Ce qu'il promet pour les permis temporaires. Toujours selon sa plateforme, le PQ veut réduire de moitié l'immigration temporaire en quatre ans, pour atteindre de 200 000 à 250 000 personnes présentes au Québec, tout en protégeant l'agriculture, le manufacturier, certains secteurs en région et les services directs comme la santé. Il propose de hausser les exigences de français pour renouveler un permis de travail, pour tout nouveau permis et pour obtenir la résidence permanente. Il veut remplacer les permis de travail fermés par des permis régionaux et sectoriels, et conditionner le recrutement de travailleurs étrangers temporaires (hors agriculture) à un plan d'automatisation ou d'optimisation. Plusieurs de ces mesures relèvent en partie du gouvernement fédéral : la plateforme parle d'ailleurs d'« exiger du gouvernement fédéral » la suppression du Programme de mobilité internationale.

Ce qu'il promet pour les études et le français. La plateforme prévoit de revoir le financement des universités lié aux étudiants étrangers et le quota d'étudiants imposé à chaque établissement. Côté langue, elle propose d'étendre la loi 101 au cégep, ainsi qu'aux enfants des immigrants temporaires établis au Québec depuis plus de douze mois et aux élèves de la formation professionnelle et de la formation aux adultes. Elle prévoit aussi un parcours d'intégration comprenant une obligation d'intégration en français.

Et pour le logement. Le PQ promet de construire 20 000 logements sociaux et hors marché et vise une part de 20 % de logements sociaux et hors marché dans le parc locatif d'ici 2050.

Ce que la plateforme ne dit pas. Le document ne mentionne pas le PSTQ par son nom, ni de date de mise en œuvre pour ces mesures. Nous ne faisons donc aucune hypothèse sur ce qui arrivera au PSTQ, ni sur le moment où les autres changements pourraient entrer en vigueur.

Et le vote ? Seules les personnes ayant la citoyenneté canadienne pouvaient voter à cette élection ; notre article sur qui peut voter aux élections provinciales explique pourquoi.

Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Ne prenez aucune décision sur la base d'une promesse électorale : ce sont les règles en vigueur aujourd'hui qui comptent, tant qu'aucun changement officiel n'a été annoncé. Les vrais changements passeront par des annonces officielles du gouvernement du Québec, que nous suivrons ici dès qu'elles seront publiées. En attendant, si votre projet passe par le français, les cours gratuits présentés dans notre guide sur la francisation restent un bon investissement, quel que soit le gouvernement.

Notre guide pas à pas sur ce sujetLe CSQ — Certificat de sélection du QuébecLe document par lequel le Québec vous sélectionne pour la résidence permanente — qui en a besoin, et comment l'obtenir.Lire le guide

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