Ce que le nouveau gouvernement veut faire en premier. Le Parti québécois formera le prochain gouvernement du Québec. Deux jours avant le vote, le 3 octobre, son chef Paul St-Pierre Plamondon a présenté sept priorités pour les 100 premiers jours d'un gouvernement péquiste. Voici ce qu'elles contiennent, ce qui pourrait toucher votre budget, et pourquoi il faut encore attendre.
Les sept priorités, telles que présentées par le parti :
- Débloquer de façon urgente un budget spécial pour l'itinérance, notamment pour l'hiver.
- Détaxer les biens usagés.
- Baisser la taxe sur l'essence, ce qui représenterait une économie de 7 cents le litre.
- Réinvestir dans les organismes d'aide et de sécurité alimentaire.
- Créer un Secrétariat à l'efficacité gouvernementale et à l'allègement réglementaire, et faire un audit de tous les projets informatiques.
- Réduire les seuils d'immigration au moyen d'une nouvelle planification.
- Lancer des États généraux sur l'éducation à l'hiver 2027.
Le parti annonce aussi que son premier projet de loi gèlera le salaire des députés, des ministres et des dirigeants des principales sociétés d'État jusqu'au retour à l'équilibre budgétaire.
Ce qui toucherait votre portefeuille. Trois engagements visent directement le coût de la vie. Sur les biens usagés, la plateforme électorale du parti précise qu'il s'agit d'abolir la taxe de vente du Québec (TVQ) sur ces achats. La TPS, elle, est fédérale et ne dépend pas du gouvernement du Québec. Sur l'essence, la même plateforme parle de couper de moitié la TVQ sur l'essence pendant au moins un an. Enfin, pour l'aide alimentaire, le parti promet 100 millions de dollars de plus par année pendant quatre ans, destinés notamment aux banques alimentaires, aux repas dans les écoles défavorisées et aux aînés démunis.
Pour l'immigration, la priorité annoncée reste générale : une nouvelle planification avec des seuils plus bas, adaptée aux régions. Nous détaillons les engagements du PQ sur la résidence permanente, les permis temporaires et le PEQ dans notre article sur les résultats de l'élection.
Pourquoi rien ne change encore. Le PQ est minoritaire : il n'a pas la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. Le nombre de sièges de chaque parti est publié dans les résultats officiels d'Élections Québec. Son chef exclut une coalition et dit vouloir collaborer avec les partis d'opposition sujet par sujet, rapporte Radio-Canada. Il doit d'abord former son Conseil des ministres, qu'il promet plus petit que celui du gouvernement sortant, avant la reprise des travaux parlementaires, prévue le 17 novembre. Le premier ministre désigné dit qu'il en dévoilera la composition dans les prochaines semaines, sans préciser le nombre de ministres ; le Conseil des ministres de Christine Fréchette comptait 29 membres, selon Le Droit. Les noms ne sont pas encore connus. La date de reprise sera confirmée dans le calendrier du site de l'Assemblée nationale.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants. Une promesse n'est pas une règle. Tant qu'une mesure n'a pas été officiellement adoptée et annoncée, les taxes, les seuils d'immigration et les programmes actuels continuent de s'appliquer. Si vous voyez passer une publication affirmant que la TVQ sur l'essence ou sur les biens usagés est déjà abolie, vérifiez d'abord : les annonces officielles du gouvernement paraissent dans la salle de nouvelles de Québec.ca. À l'inverse, une baisse est déjà réelle à la pompe : celle de la taxe fédérale, suspendue jusqu'au 31 janvier 2027.
