L'opération. Du 13 au 23 octobre 2026, le ministère de l'Environnement mène une opération « capturer-vacciner-relâcher » contre la rage du raton laveur en Montérégie. Selon le communiqué du 8 octobre, des équipes installent des cages pour attraper des ratons laveurs et des mouffettes, les vaccinent, puis les relâchent sur place. Le secteur couvre environ 40 km² dans cinq villes de la couronne sud de Montréal. Le but : empêcher la maladie de s'étendre dans les zones urbaines et vers l'île de Montréal.
Ce que les résidents doivent faire. Si vous habitez le secteur, gardez vos animaux domestiques à l'intérieur ou sous surveillance pour qu'ils ne se retrouvent pas pris dans une cage. Ne vous approchez pas des cages et ne libérez jamais un animal capturé : les équipes passent chaque jour. Vous pouvez aussi les aider en leur donnant accès à votre terrain ou en indiquant où vous voyez des ratons laveurs.
Comment reconnaître un animal vacciné. Les animaux relâchés portent une étiquette à l'oreille et une marque de peinture non toxique, qui disparaît avec le temps.
Après une morsure ou une griffure. La rage est mortelle et peut se transmettre de l'animal à l'humain. Si un animal vous a mordu ou griffé, ou si vous avez été en contact avec sa salive, lavez la blessure à l'eau et au savon pendant 10 à 15 minutes, même si elle semble mineure, puis appelez rapidement Info-Santé 811. Si c'est un animal domestique, notez les coordonnées de son propriétaire. Faites aussi vacciner vos animaux contre la rage chez un vétérinaire et gardez leur vaccin à jour.
Une règle à connaître. Dans les municipalités où des cas de rage du raton laveur ont été confirmés, il est interdit de déplacer ou de relocaliser vivants des ratons laveurs, des mouffettes rayées, des renards et des coyotes. Le suivi de la maladie et les autres interventions sont présentés sur la page des opérations de surveillance de la rage du raton laveur.
Le contexte. Cette opération complète celle de mai à juillet 2026, qui a permis de vacciner plus de 3500 ratons laveurs, et la distribution de plus de 1,5 million d'appâts vaccinaux en Estrie, en Montérégie et au Centre-du-Québec entre avril et septembre. Le Québec a un plan de lutte contre cette maladie depuis le premier cas détecté en 2006.
